Certaines présences quittent un lieu sans jamais vraiment disparaître.
Elles demeurent dans les détails, dans les traces presque invisibles, dans ce qui continue de vivre lorsque tout semble s’être effacé.
À travers ses couches de matière, ses effacements successifs et ses fragments de mémoire, ce diptyque explore ce qui persiste au-delà de l’absence.
Une ligne orange traverse l’œuvre comme un fil fragile entre ce qui a été et ce qui demeure.
Puis apparaît une empreinte.
Celle de Blue, compagnon silencieux de l’atelier, venu traverser l’œuvre au moment de sa création.
J’ai choisi de la conserver.
Parce qu’elle appartient à son histoire.
Parce qu’elle rappelle que certaines présences laissent une trace bien après leur passage.
Comme un souvenir discret.
Comme une preuve que la vie participe parfois à l’œuvre.